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freefall

The Wild Blue Yonder, Werner Herzog
FreeFall, Laurie Anderson (clic sur l'image)

you're out on the ocean and you get pulled down

freefall to the bottom

like when you're drowning or falling asleep

you get turned around

and when you think you're swimming to the surface

you're swimming straight down

down to the bottom

all the way to the bottom

secret codes and cryptograms

I'm lost in your words

I'm swimming

we're going down to the bottom

all the way to the bottom

rapture of the deep

I got your letter

I couldn't read it

it was a cryptogram

did it say take me with you or take me as I am?

we're going down to the bottom

all the way to the bottom

we get turned around

there is another world spinning inside of this one

I remember where I came from

there were tropical breezes

and a wide open sea I remember my childhood

I remember being free

we're going down to the bottom

all the way to the bottom

we get turned around

there is another world inside of this one

rapture of the deep

we're going down to the bottom

there is another world spinning inside of this one

He is gone


But when life lives things can be heard
things can be seen
That's just how it is
— The Other


Deux hommes, l’Un et l’Autre, sur un bateau ?

Un homme à la mer ?

L’Autre enveloppe l’Un de ses bras, de son pull, comme s’il voulait incarner l’âme de l’Un, comme s’il pouvait lui donner la vitalité de son corps, sa chaleur.

Life’s not so bad, is it?

Il est déjà trop tard. Vêtements de plomb, collant aux os saillants ; plus qu’une seconde peau, la chair même qu’ils recouvrent ; il sera désormais impossible de s’en dépouiller.

Dépouillée, cette pièce, épurée ; certains la diront évidée, absconse, prétentieuse ; n’est-ce pas ce qu’ils penseraient, non seulement de la pièce, mais aussi de l’Un et de son humeur dépressive, suicidaire ? N’entendent-ils pas ce que tous ses mots ne disent pas ?

Words, only words, heavy words.

Dépression ; impossible de dire, expliquer, justifier cette irrésistible peur de sauter, de franchir cette ligne ténue qui sépare la terre lourde et le corps pesant de la mer profonde et légère ; impossible de ne pas céder à la tentation hypnotique de l’apesanteur ; impossible de ne pas sombrer.

I didn't want to... I just did it.

Impossible de comprendre le poids d’une vie qui sombre, le poids des mots qui, s’ils sont prononcés, ne délestent pas, mais pèsent, enfoncent.

L’ancre est levée.

Le vent se lève.

L’Un s’allège enfin en cédant à la force qui l’attire vers le fond.

L’Autre s’écrase sous le poids de l’impuissance à justifier la vie.



“I am the wind”
Texte Jon Fosse
Traduction Simon Stephens
Mise en Scène Patrice Chéreau
L’Un Tom Brooke
L’Autre Jack Laskey
Théatre de la Ville, Paris, Samedi 11 juin 2011.



De ce qui perdure de perte pure à ce qui ne parie que du père au pire

Télévision, Jacques Lacan, 1973 (lien vidéo).

Maybe If I Fall (Laurie Anderson)


Maybe if I fall. Maybe if I fall asleep.
There'll be a party there.
Maybe if I fall. Maybe if I fall.

Americans unrooted blow with the wind
But they feel the truth if it touches them.

Maybe if I fall. Maybe if I fall asleep.
There'll be a party there.
Maybe if I fall. Maybe if I fall.

Americans unrooted blow with the wind
But they feel the truth if it touches them.
Maybe if I fall. Maybe if I fall asleep.
If I fall.

On Falling Considered as One of the Fine Arts

Olympia, Leni Riefenstahl, 1938 (lien vidéo)

Be Careful With That Axe Eugene

(lien vidéo)

Faux manoir tout de suite évaporé en brumes

Solaris, Andrei Tarkovski, 1972

Le désir de l'ange, loin d'être nostalgie, est le désir de n'être nulle part chez soi (das Unzuhause).

Free fall (Solaris - Tarkovski)



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-Zoom sur "La tour de Babel"